Bibliographie commentée

Mon livre ne comporte pas de bibliographie. Il avait d’abord semblé que ce n’était pas nécessaire parce toutes les indications se trouvent en notes infra-paginales. Mais finalement c’est sans doute utile de disposer d’une liste d’ouvrages, au-delà des « ressources » qui sont publiées sur d’autres pages. Je vais donc, au fur et à mesure de mon temps disponible, inscrire ici les ouvrages que j’ai consultés pour écrire mon ouvrage. Il me faudra sans doute du temps pour les inscrire tous. Et tant qu’à faire je commenterai les titres que je citerai pour en dire ce que j’en pense. Il ne s’agir que de livres d’histoire, parce que pour le Droit je n’ai pas eu recours à des ouvrages juridiques (ou alors exceptionnellement) mais seulement aux texte de base et à la jurisprudence qui les applique ou à des articles dans les revues de Droit spécialisées comme l’Annuaire Français de Droit International qui rend compte chaque année de la jurisprudence pénale internationale et de son évolution.

 

Ouvrages généraux sur la guerre de Vendée

a) ouvrages anciens

Les deux ouvrages fondamentaux, qui ont une prétention historique au-delà des nombreux « mémoires » que les différents acteurs ont publiés sont  :

  • « Histoire de la Vendée Militaire » par Jacques Crétineau-Joly, qui est un auteur catholique et royaliste (mais plus catholique que royaliste). Sa première publication date des années 1840-1842 (il y en a quatre volumes). C’est un ouvrage intéressant mais qui présente l’inconvénient de ne pas toujours citer ses sources et on ne retrouve pas toujours celles qu’il cite, ce qui ne signifie pas qu’elles soient inexistantes ou falsifiées. Dans l’ensemble il est fiable quant aux faits qu’il affirme, mais évidemment son point de vue n’est pas neutre. Pour ce motif je n’ai pas voulu le citer dans mon ouvrage, sauf quand des historiens le citent, car en principe ils ont effectué les vérifications nécessaires. Je n’ai pas pu en trouver à un prix abordable une édition originale, mais fort heureusement il y en a des éditions anastatiques et j’ai eu la bonne fortune d’en trouver chez un libraire d’ouvrages d’occasion l’exemplaire de Jean-Baptiste Duroselle, portant son ex-libris : c’était le grand professeur d’Histoire diplomatique à Sciences-Po Paris, quand j’y étais étudiant et ce fut émouvant pour moi de l’acquérir.
  • Jean-Julien Savary est en quelque sorte le contrepoint de Crétineau-Joly. C’est un républicain, il sera le président du tribunal militaire de Cholet et publie entre 1834 et 1827, en 6 volumes, une «  Guerre des Vendéens et des chouans, par un officier supérieur de l’armée de Vendée ». Cet ouvrage est surtout composé de la reproduction de différents documents historiques. Ce n’est pas comme l’ouvrage précédent un récit citant de nombreuses sources, mais de nombreuses sources qui forment un récit grâce aux « sutures » qu’y ajoute l’auteur. Là aussi l’auteur n’est pas neutre. Il semble bien que  l’auteur ait altéré certains des documents qu’il cite. Alain Gérard l’établit, par exemple, dans au moins un cas dans son ouvrage : « D’une grande guerre à l’autre, la Vendée 1793-1914 » Ed. Centre Vendéen de Recherches Historiques 2002, pages 105 et suivantes. Pour autant on trouve dans Savary énormément de documents dont on a pu vérifier l’existence aux archives et aussi un certain nombre d’autres qu’on n’y trouve plus, peut-être parce qu’ils ont pour partie été détuits au XIXème siècle notamment par Turreau qui a exercé d’importantes fonctions au ministère de la guerre sous Louis XVIII et y avait accès (c’est du moins l’hypothèse de l’historien républicain René Chassin). Pour ce motif, je m’abstiens de citer directement Savary, sauf quand il est cité par des historiens dont on peut penser qu’ils ont là aussi effectué les vérifications nécessaires. J’ai eu la sottise de ne pas en acheter une édition originale qu’à l’époque je trouvais trop chère chez un bouquiniste, et j’ai dû plus tard dépenser encore plus pour acheter la réédition qu’en on a faite récemment.